Rénovation complète de salle de bains dans le golfe du Morbihan

Rénovation complète de salle de bains dans le golfe du Morbihan

Dépose, réseaux, étanchéité puis finitions : l'ordre réel des étapes, le budget poste par poste et ce que le bâti du golfe change au devis.

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Reprendre une salle de bains de fond en comble touche au sol, aux cloisons, aux réseaux d’eau, à l’étanchéité et à la ventilation de la pièce : deux à quatre semaines d’immobilisation dans la plupart des logements du golfe. Entre un studio de Vannes intra-muros, une longère de granite des landes de Lanvaux et une maison néo-bretonne de Ploeren, le même intitulé recouvre des chantiers très différents. L’ordre des étapes, lui, bouge peu. Ce qui varie, c’est le temps passé sur chacune, l’état du support découvert une fois l’ancienne pièce vidée, et le budget que ces surprises absorbent.

De la dépose aux finitions : l’ordre réel du chantier

Salle de bains en cours de rénovation, cloison hydrofuge posée et sol préparé avant carrelage

Tout se joue avant la première benne, au relevé de la pièce et au calage de l’implantation. Déplacer un WC de deux mètres ou sortir la douche d’un angle change la pente d’évacuation à trouver, donc la hauteur de sol à reconstituer. Les choix de carrelage, de paroi et de meuble se figent à ce stade, car un receveur extra-plat et une douche maçonnée ne réclament ni le même support ni la même préparation.

La dépose occupe un à trois jours : baignoire, faïence, ancienne chape, cloisons à supprimer, évacuation des gravats. C’est l’étape qui révèle l’état réel de la pièce, un solivage attaqué sous une baignoire qui a fui pendant des années, une faïence collée sur un plâtre gorgé d’humidité, une évacuation en plomb encore en service. Quand l’implantation reste en place, le poste s’allège nettement : le passage de la baignoire à une douche de plain-pied demande pourtant plus de reprise de sol que ne le laisse penser la photo d’un catalogue.

Viennent les réseaux, deux à quatre jours selon la longueur à reprendre. L’alimentation repart en multicouche ou en PER depuis une nourrice, les évacuations sont recalées avec une pente de l’ordre de deux centimètres par mètre, et la position de la chute générale fixe la marge de manœuvre. Un WC suspendu impose son bâti-support et un coffrage de trente à quarante centimètres qu’il faut anticiper sur le plan, pas au moment de la pose.

Les cloisons et les supports suivent, deux à quatre jours. Devant un mur de granite ou de schiste, une contre-cloison sur ossature avec lame d’air se comporte mieux qu’un doublage collé, qui piège l’humidité remontant de la maçonnerie. Les plaques hydrofuges ou les carreaux de plâtre hydrofugés servent de fond de douche uniquement s’ils sont ensuite protégés.

Cette protection, c’est l’étanchéité sous carrelage : une à deux journées de mise en œuvre, plus le séchage. Système d’étanchéité liquide ou natte, bandes en pied de cloison, relevés en périphérie de la zone d’eau, traitement des angles et des traversées de canalisation. Le poste est invisible une fois carrelé, et c’est le seul dont la reprise oblige à tout redéposer. Dans le climat océanique très humide du golfe, un chantier d’hiver mérite une à deux journées de séchage supplémentaires avant de coller le carrelage, sous peine de joints qui blanchissent au bout de six mois.

Le carrelage mobilise trois à cinq jours avec les joints, la pose des équipements deux à trois jours : receveur ou douche maçonnée, paroi, meuble vasque, robinetterie, WC. La ventilation et les finitions ferment la marche, extraction dimensionnée pour la pièce, joints souples, essais et mise en eau.

Le budget d’une salle de bains refaite à neuf

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur relevés sur le marché français en 2026, fourniture et pose comprises, hors gamme signature. Un devis local reste la seule base fiable, l’écart entre deux propositions venant presque toujours de la préparation du support, jamais du prix du carrelage.

PosteOrdre de grandeurCe qui fait varier
Dépose et évacuation des gravats400 à 1 000 €Étage, accès, volume de faïence et de chape
Reprise des réseaux d’eau et évacuations900 à 2 500 €Longueur reprise, déplacement des appareils
Cloisons, doublage et coffrages60 à 130 €/m²Ossature ou collé, hauteur, coffrage de bâti
Étanchéité sous carrelage30 à 70 €/m²Surface traitée, nombre d’angles et de relevés
Reprise de sol, ragréage ou plancher40 à 100 €/m²Support bois ou béton, planéité de départ
Carrelage sol et mur posé60 à 140 €/m²Format, calepinage, découpes, gamme
Douche à l’italienne complète2 000 à 4 800 €Receveur extra-plat ou maçonné, paroi, robinetterie
Meuble vasque et robinetterie700 à 2 300 €Largeur, plan sur mesure, mitigeur
WC suspendu avec bâti-support700 à 1 500 €Modèle, habillage, reprise d’évacuation
Ventilation de la pièce d’eau350 à 900 €Simple flux ou hygroréglable, longueur de gaine

Pour une pièce de quatre à sept mètres carrés, la fourchette courante d’une rénovation complète se situe entre 7 000 et 15 000 €, matériaux de gamme intermédiaire compris. Un studio locatif dont on conserve l’implantation descend souvent entre 4 500 et 7 000 €. À l’inverse, une pièce de plus de dix mètres carrés avec double vasque, douche maçonnée et implantation redessinée dépasse fréquemment 18 000 €. Le détail poste par poste sur un logement contraint est développé sur la page dédiée à la rénovation d’une salle de bains à Vannes, où sept à neuf mètres carrés constituent la norme.

Deux facteurs locaux pèsent sur l’addition. Le premier tient à l’accès au chantier : ruelles et stationnement contraints autour des remparts et du port de la Rabine, escaliers étroits dans le centre ancien, gravats descendus à la main. Le second concerne les communes de l’extrémité de la presqu’île de Rhuys, de Saint-Gildas-de-Rhuys à Penvins, où le déplacement se ressent sur les petits chantiers. Sur ce même secteur, les propriétaires de résidences secondaires et de locations saisonnières calent leurs travaux hors saison, entre octobre et mars, période où les plannings se remplissent vite.

Ce que le bâti du golfe change au devis

Longère de granite du Morbihan avec pièce d’eau claire, plan en chêne et paroi de verre

Les longères de granite et de schiste d’Elven, de Plaudren, de Grand-Champ ou des hameaux de Camors et Brandivy autour de Pluvigner posent une question de support. Murs épais, planchers bois sans dalle béton, parfois solives de forte section mais portées longues : une douche maçonnée et un carrelage grand format y demandent un renfort du solivage, une chape sèche ou une natte de désolidarisation, faute de quoi les joints se fissurent au premier hiver. Le receveur extra-plat posé sur plancher renforcé reste la solution la plus sûre dans ce bâti.

Les maisons néo-bretonnes des années 1960 à 1980 de Vannes, Séné ou Ploeren présentent un autre profil : pièce d’eau à l’étage, quatre à six mètres carrés, réseaux d’origine en cuivre. L’eau issue du socle granitique du Morbihan est douce et peu calcaire, donc peu entartrante, mais elle se montre agressive pour le cuivre ancien, avec des piqûres et des fuites en goutte-à-goutte qui apparaissent après la dépose. Reprendre l’alimentation pendant le chantier coûte bien moins cher que d’ouvrir une cloison neuve six mois plus tard.

Dans les lotissements récents de Saint-Avé ou de Theix-Noyalo, les réseaux en PER et multicouche simplifient la dépose, mais les gaines déjà en place limitent la liberté d’implantation. À Grand-Champ, Elven, Pluvigner et Plaudren, où l’assainissement non collectif domine, ajouter un WC ou une seconde douche modifie le volume rejeté : la capacité de la filière se vérifie avant de dessiner la pièce, pas après.

Le littoral impose enfin ses contraintes propres. À Baden et Port-Blanc, sur la pointe d’Arradon, à Séné du côté de Port-Anna ou face à l’île aux Moines, les embruns salins et l’air chargé d’humidité attaquent quincailleries, charnières et rails de paroi : l’inox de qualité marine et les traitements adaptés durent nettement plus longtemps que l’acier chromé d’entrée de gamme. La même humidité entretient condensation et moisissures dans les pièces mal renouvelées, ce qui fait de la ventilation hygroréglable un poste à part entière plutôt qu’une ligne de finition. Dans le périmètre du site patrimonial remarquable qui encadre les façades du centre ancien de Vannes, la création d’une grille ou d’une sortie visible depuis la rue relève d’une autorisation préalable, point à vérifier en amont du projet.

Selon le point de départ, le chantier ne prend pas la même forme : ouvrir une douche à l’italienne dans une pièce existante, adapter la salle d’eau au maintien à domicile, pour lequel des dispositifs d’aide existent sans que l’éligibilité soit acquise d’avance, ou remettre à plat toute la pièce. Les pages de projet du site détaillent chacune de ces situations commune par commune, avec les contraintes du bâti concerné. Une demande déposée depuis ce guide est transmise à des professionnels partenaires du secteur, selon la commune et la nature du projet.

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